Campagne de sensibilisation : « Pour une prévention primaire auprès des mineur-e-s en situation difficile »

Affiche de la 2ème camapagne de sensibilisation de l'AHSUD

Portant à cœur les questions de prévention et de lutte contre l’usage des drogues dans les quartiers défavorisés de Tanger, principalement au sein des établissements scolaires publics. AHSUD fait de la sensibilisation aux droits des jeunes et surtout des élèves, son arme de prévention primaire et la lutte contre les drogues ainsi la promotion du droit d’accès des jeunes mineurs usagers de drogues à la santé en communauté.

C’est dans ce contexte général que le Guichet Communautaire de l’Ahsud pour les jeunes à risque de consommation de drogues a organisé (du 2 au 4 novembre 2021 ) avec l’appui de l’association Casal dels Infants et en coordination avec les associations : Darna et Tadamoun sa deuxième campagne de sensibilisation contre l’usage de drogue. La campagne a visé les jeunes mineurs en situation difficile bénéficiaires de l’association Darna et du centre de réinsertion sociale Ziaten afin de les sensibiliser aux faits sur les aspects santé et sécurité de la consommation de drogues.

Les divers ateliers proposés dans la campagne sont basés sur l’échange et l’interactivité. Un échange d’opinion plutôt qu’un monologue moralisateur dont le message avait du mal à passer a été instauré. A l’aide d’images, du dessin, de vidéos et de récits d’expériences vécues et authentiques, les animateurs amènent les jeunes à douter de ce qu’ils pensent savoir sur les drogues. Le but est de briser les idées reçues des jeunes sur les drogues aujourd’hui.

Les jeunes, ciblés par cette campagne de sensibilisation, ont été intéressés par les informations fournées et ont partagé avec les animateurs-trices leurs points de vue sur leur contexte et la situation des droits des enfants utilisateurs de drogues. D’après eux, plusieurs consommateurs de drogue désirent être orientés vers des centres d’addictologie ou centre d’accueil et de soins, mais ils ne trouvent pas des centres adéquats et spécifiques, aussi ils craignent que leurs identités soient divulguées ou que des poursuites judiciaires soient lancées à leur encontre. Ce partage a contribué dans une grande mesure à obtenir des messages clés qui ont été exprimé à travers des photos et des témoignages.

La campagne organisée avait touchée 96 jeunes mineur-e-s en situation difficile dont 31 filles, parmi eux qui souffrent de toxicomanie.